Comment le numérique peut transformer le médico-social ?

conference sap 2019

A l’occasion de la 13è édition du salon des services à la personne et de l’emploi à domicile 2019 qui s’est tenue à Paris les 26 et 27 novembre 2019, de nombreuses conférences thématiques ont été organisées. Elles ont pour objectif pour les acteurs de l’aide à la personne d’échanger sur les pratiques, les innovations et l’évolution des métiers de cette importante activité économique en pleine mutation.

Le 26 novembre 2019 le groupe Doctegestio, qui a lui-même engagé une profonde transformation de ses métiers basée sur le numérique, a donné une conférence pour évoquer cette mutation et affirmer sa stratégie dans ce domaine.

Anne Frey, responsable de la communication Amapa, marque médico-sociale du Groupe, animait la table ronde qui accueillait Bernard Bensaid, Président du groupe Doctegestio, Benjamin Vitré, en charge des Acquisitions et des Partenariats pour Doctocare, l’activité santé du Groupe, Thierry Rieger, Directeur opérationnel Amapa et François Dalet, directeur de Dgboost, l’organisme de formation du groupe Doctegestio. Romain Farel en charge de la Recherche et du Développement sur l’Intelligence Artificielle au CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) était également invité à débattre.

Cet échange a permis de montrer comment l’intelligence artificielle et les outils numériques allaient rapidement répondre aux besoins et impacter les métiers médicaux et médico-sociaux.

Bernard Bensaid et ses invités ont présenté une gamme étendue de solutions allant du smartphone qui allait équiper l’ensemble des équipes de terrain, à des systèmes hyper sophistiqués permettant d’améliorer et de fiabiliser les diagnostics pour les patients ou d’assurer la codification automatique des données, en passant par le cahier de liaison numérique qui permettra, dans un avenir proche, une communication immédiate entre tous les acteurs, du Groupe et extérieurs, qui s’occupent aujourd’hui d’apporter une solution globale de soin, de services, de soutien et de bien-être aux familles.

François Dalet a expliqué comment le Groupe a choisi d’introduire l’utilisation des outils numériques dans la formation de ses collaborateurs, la rendant plus courte, plus accessible et ainsi plus performante.

Lors de la conférence, les applications digitales qui, au quotidien, permettent aux salariés du Groupe d’accéder à leurs droits et à la résolution de leur besoins administratifs ont également été présentés.

Thierry Rieger a exposé son attente de décloisonnement des services qui sera facilitée par l’utilisation de tous ces outils permettant un échange d’informations constant et rapide. L’apport du numérique facilitera le grand projet du Groupe d’accompagner les familles tout au long de leur vie.

Nos jeunes patients iront désormais au bloc opératoire en petite voiture électrique

voiture electrique

Un nouveau partenariat entre l’enseigne de jeux, jouets et loisirs créatifs PicwicToys et la Clinique Saint-Jean l’Ermitage de Melun, établissement du groupe Doctegestio, permet aujourd’hui d’offrir aux enfants un départ au bloc opératoire amusant. En effet, désormais, les plus petits patients peuvent faire le voyage du service ambulatoire vers le bloc opératoire en voitures électriques, téléguidées par les brancardiers ou les soignants. Cet outil ludique permet à l’enfant de dédramatiser l’intervention chirurgicale et de rassurer les parents.

Faire de l’hospitalisation un moment plus joyeux

Une belle salle de jeux a pu également être équipée de jouets dans le service Ambulatoire, grâce au don de nombreux jeux de la part de l’enseigne PicwicToys. Cela permet de réduire l’anxiété des enfants qui attendent avant ou après leur intervention.

L’enseigne PicwicToys a fait ce joli don à la Clinique Saint-Jean l’Ermitage, pour s’impliquer durablement dans la démarche d’amélioration de la qualité de prise en charge des enfants hospitalisés. Une démarche en parfaite conformité avec la volonté de la Clinique d’offrir une hospitalisation sereine pour les plus petits. Nous remercions très sincèrement les directeurs du magasin PicwicToys de Vert-Saint-Denis pour leur générosité et leur implication dans ce projet.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la volonté très forte exprimée par Bernard Bensaid, Président du groupe Doctegestio, de “développer le plus grand Groupe français de services, de soins et d’accompagnement pour les familles” (rapport d’activité 2018 du groupe Doctegestio).

Le groupe Doctegestio et son activité santé Doctocare soutenus par l’ARS d’Île-de-France dans le cadre du programme HOP’EN

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Dans le cadre du programme HOP’EN, Hôpital ouvert sur son environnement, et de la stratégie de transformation du système de santé « Ma santé 2022 » le groupe Doctegestio, son activité santé Doctocare et la Clinique Saint-Jean l’Ermitage de Melun, partenaire du Santépôle de Seine-et-Marne ont déposé un projet. L’ARS d’Île-de-France a décidé de retenir ce projet.

Le programme HOP’EN

Le programme HOP’EN pour « Hôpital numérique ouvert sur son environnement » est un prolongement du programme Hôpital Numérique lancé en 2011 par la direction générale de l’offre de soins (DGOS). Un plan de développement et de modernisation de nos SIH (systèmes d’informations hospitalier) a été défini pour répondre à la transition numérique de notre système de santé et de notre cohésion sociale.

Ce nouveau programme s’inscrit dans la stratégie de transformation du système de santé « Ma santé 2022 ». Il s’agit, de mettre en œuvre une organisation des activités des établissements, pour garantir une meilleure orientation des usagers dans leurs parcours de soins.

Pour encourager les différents acteurs à s’inscrire dans cette démarche, une révision profonde du financement doit permettre de sortir de la seule logique du paiement à l’acte au profit de rémunérations au forfait pour certaines pathologies chroniques et de primes à la qualité.

Pour répondre aux grands enjeux de ce programme, un déploiement obligatoire des services nationaux comme le DMP (Dossier Médical Partagé), la messagerie sécurisée de santé (MSSANTE) et l’identifiant national de santé (INS) apporteront un support technologique à forte valeur ajoutée.

C’est dans ce contexte que des investissements sont réalisés et des engagements sont pris par le groupe Doctegestio.

Ce travail s’inscrit aussi dans un cadre régional, car pour décloisonner l’offre de santé régionale, un nouvel outil nommé ROR (Répertoire Opérationnel des Ressources) permettra aux professionnels de connaître l’offre de santé disponible dans les secteurs, sanitaire, médico-social, et à terme celui du social afin d’offrir le meilleur parcours de soins à l’usager.

La clinique Saint-Jean l’Ermitage

Doctocare ayant déjà participé au programme « Hôpital numérique », l’ARS d’Île-de-France a organisé des rencontres pour informer tous les établissements de santé régionaux, publics et privés, du nouveau programme. Dans la continuité de son engagement à ce programme, le groupe sollicite une aide financière pour la mise en œuvre des solutions, pour garantir cette transformation numérique.

La Clinique Saint-Jean l’Ermitage, regroupement de la Clinique l’Ermitage et de la polyclinique Saint-Jean, est partenaire du “Santé pôle” de Seine-et-Marne. Il représente le projet de coopération sanitaire public-privé le plus ambitieux de France. La Clinique dispose désormais d’un outil ultramoderne pour remplir sa mission de prise en charge des patients, tant au niveau du plateau technique (16 blocs opératoires, une salle de réveil de 24 postes) que des zones d’hébergement ou des services d’imagerie (2 TDM et 2 IRM).

Le partenariat de la Clinique se poursuit par ailleurs avec le Centre Melunais de Radiothérapie (2 accélérateurs) et le Centre de Médecine Nucléaire (2 gamma caméras et un tep-scan) qui se sont également établis sur son site.

Le projet proposé

Le projet se fera dans le cadre d’un positionnement innovant avec un partenariat public-privé (avec le Groupe Hospitalier Sud Île-de-France), et privé-privé avec les deux Cliniques Saint-Brice de Provins et Pays de Seine à Romilly, établissements du groupe Doctegestio.

Il s’agit de la mise en place d’un système d’information qui doit servir le projet médical de territoire, volontairement orienté parcours, dans une logique de coopération médecine de ville – hôpital.

C’est aussi l’ambition de créer un pôle d’excellence sur les maladies chroniques notamment en cancérologie.

Ce projet apportera l’opportunité de faire converger les systèmes d’information, sur les plans technique et fonctionnel entre les trois Cliniques, du fait de la migration des systèmes des établissements de Provins et de Romilly. L’infogérance des systèmes de ces deux Cliniques étant assurée désormais par Saint-Jean l’Ermitage.

Le projet permet d’engager une démarche pour rendre interopérable le DPI (diagnostic préimplantatoire) avec la plateforme Terri@santé (Territoire de soins numériques) dont l’ambition principale est d’améliorer la coordination des parcours de soins, grâce au déploiement de solutions numériques innovantes.

La Clinique Saint-Jean l’Ermitage s’est rapprochée de deux autres structures ayant le même DPI (la Clinique Oudinot – Fondation Saint Jean de Dieu – et l’hôpital privé Paris Essonne Les Charmilles).

Enfin, le projet affirme la volonté d’utiliser les innovations digitales pour faciliter les accès à l’information, pour les agents des établissements, les usagers quels que soient leurs lieux de localisation et de dématérialiser les processus tels que admissions, ressources humaines, comptabilité, etc.

Les établissements disposeront d’outils de pilotage médico-économiques et pour la gestion prévisionnelle d’activités.

La participation de Doctocare, activité médicale du groupe Doctegestio à ce programme s’inscrit dans les perspectives envisagées par Bernard Bensaid, le Président du Groupe, de mettre l’innovation, l’intelligence artificielle et les data sciences au service des bénéficiaires, des patients, des clients et des collaborateurs pour assurer un développement harmonieux du groupe et de bonifier au maximum le service rendu.

Doctegestio continue d’innover et accompagne la transformation digitale des services à la personne

Doctegestio salon sap 2019

Les 26 et 27 novembre 2019, à l’occasion de sa 3ème participation au Salon des services à la personne (SAP) et Silver Economy Expo, Amapa, la marque médico-sociale du groupe Doctegestio, présentera ses dernières nouveautés aux visiteurs attendus nombreux, comme sa nouvelle offre packagée Sidonie et les produits innovants distribués par son partenaire Pasolo.

Cette année, elle exposera notamment sa forte dynamique de formation qui accompagne la transformation des métiers des services à la personne impactés par la digitalisation des activités et l’utilisation croissante d’outils numériques dans ce secteur d’activité.

Doctegestio animera également une conférence sur l’impact du numérique dans la transformation des activités médico-sociales, illustrée de témoignages concrets d’opérateurs de terrain.

Bernard Bensaid écrit au Président de la République pour lui faire des propositions sur l’organisation territoriale de l’aide aux personnes dépendantes

Doctegestio propositions optimisation saad

                Monsieur le Président de la République,

Lors de la campagne qui vous a conduit à la Présidence de la République Française, vous avez de nombreuses fois évoqué l’une des principales préoccupations des personnes âgées de notre pays qui est de vieillir chez elles, dans de bonnes conditions et avec un accompagnement adapté. Vous vous êtes engagé à tout faire pour leur permettre que soit respectée cette volonté.

Pour la traduire, Monsieur le Premier Ministre a demandé à Monsieur Dominique Libault de conduire une concertation et de faire des propositions de réforme, notamment dans la perspective d’un projet de loi. Une vaste concertation nationale a permis d’élaborer des propositions avec les personnes et les acteurs concernés.

Ces mesures sont très attendues par les personnes âgées ou celles en passe de le devenir. 

Le rapport sur les métiers du grand âge, que Madame Myriam El Khomri a remis le 29 octobre à Madame la Ministre des solidarités et de la santé, constitue « une brique » préalable à une concertation que lancera Madame Buzyn dans le cadre de la rédaction de la loi « grand âge et autonomie ».

Les personnels intervenant sur le grand-âge sont eux aussi en attente de mesures d’amélioration, de leurs conditions de travail tant ces métiers pourtant indispensables sont difficiles.

Le système de service d’aide et d’accompagnement à domicile que nous connaissons génère, par une organisation loin d’être optimale, des surcoûts importants supportés par la solidarité nationale et par les personnes dépendantes elles-mêmes, et d’autre part des situations de travail insatisfaisantes pour les acteurs.

Je préside le groupe Doctegestio qui gère une importante activité d’aide à domicile pour les personnes en perte d’autonomie (seniors et personnes porteuses de handicap). Nous sommes avec mes équipes en recherche permanente d’amélioration pour assurer l’équilibre financier de notre activité et nous avons la même préoccupation pour participer à l’équilibre des finances publiques.

Je suis ingénieur de l’Ecole polytechnique, diplômé de l’École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique (ENSAE) et titulaire d’un Doctorat en sciences économiques. Avec Robert Gary-Bobo, Professeur des Universités en sciences économiques, lui aussi à l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique (ENSAE) et chercheur au CREST, mais aussi avec nos équipes présentes sur le terrain dans toutes les régions de France, nous recherchons des solutions très concrètes permettant de réduire les dépenses liées à ces actions de soutien tout en élevant le niveau de qualité de la prestation et celui du bien-être au travail des salariés.

La réglementation optimale des services à domicile aux personnes âgées

Notre dossier « La réglementation optimale des services à domicile aux personnes âgées » est une source de réflexions, de démonstrations et de propositions qui montrent qu’une organisation territoriale différente de ces services d’aide à la personne pourrait conduire à des économies substantielles de près de 300 millions d’euros, ainsi qu’à des améliorations importantes de la qualité de la prestation et de la qualité de vie au travail des acteurs de terrain.

Ces métiers sont naturellement porteurs de sens, car l’intervention auprès d’une personne âgée ou en perte d’autonomie relève autant d’une mission humaniste que d’une mission sanitaire.

Avec mon équipe, nous tenons beaucoup à participer à la reconnaissance de cet engagement quotidien de nos personnels.

Nous voulons vous le soumettre car nous sommes persuadés qu’il apporte des réponses très concrètes aux situations évoquées en préalable, pour lesquelles vous cherchez des solutions.

Que montre l’étude?

L’étude démontre que les services d’aide à la personne en mode dit prestataire ont une structure de monopole naturel territorial, en raison d’économies d’échelle et de densité. Nous en tirons la conclusion que le territoire de la France devrait être divisé en circonscriptions, qui seraient servies chacune par un seul service d’aide en monopole. Pour contrôler les effets potentiellement néfastes d’un tel monopole, les tarifs de celui-ci devraient être calculés et imposés par un régulateur central.  De plus nous estimons que la qualité des prestations devrait être régulièrement inspectée.

La nature particulière des coûts de déplacement du personnel, dans la mesure où ces derniers sont liés au territoire au moins autant qu’à la production du service, justifie qu’une subvention publique soit versée pour chaque kilomètre parcouru par les employés participant aux prestations. Les tarifs horaires du service devraient couvrir le coût des prestations à domicile, mais pas les frais de déplacement.

Enfin, les circonscriptions territoriales devraient être attribuées par un procédé d’adjudication. Une enchère au second prix permettant à des entreprises ou associations de concourir pour l’attribution de chaque circonscription, en offrant un loyer qui sera versé à la puissance publique, en contrepartie de l’octroi du monopole. 

Nous démontrons que ces principes sont de nature à améliorer très sensiblement l’efficacité économique du secteur de l’aide aux personnes âgées dépendantes et que plusieurs centaines de millions d’euros gaspillés, chaque année, dans les dépenses de transport des divers services d’aide pourraient être économisés, ou investis dans des actions plus proches des personnes.

Cette proposition si elle était retenue, aurait également un impact fort sur l’environnement puisque le nombre de kilomètres parcourus seraient réduits et moins de gaz polluants seraient émis. 

Pour les personnels directement concernés le risque d’accidents du travail serait amoindri pour la même raison, et leur confort personnel augmenté par moins de fatigue, puisque leurs trajets inter vacations seraient considérablement diminués. 

L’économie réalisée, pourrait être réinvestie directement auprès des personnes âgées, créant donc ainsi l’opportunité d’améliorer la présence auprès d’elles, et d’impacter le taux de chômage.

Enfin, l’opérateur qui serait retenu sur un territoire pourrait devenir l’acteur naturel pour la coordination de l’ensemble des actes réalisés à domicile pour les personnes fragiles. 

L’étude complète est directement accessible ici.

Mais avec mon équipe, nous sommes bien sûr prêts à venir vous présenter de vive voix ce dossier ainsi qu’aux membres du gouvernement concernés par le dossier du vieillissement et à vos conseillers.

Monsieur le Président de la République, c’est avec toute notre motivation que nous attendons votre réponse, et que nous vous adressons nos salutations et notre profond respect.

Bernard Bensaid, Président du groupe Doctegestio.

Doctegestio recrute une Responsable de la fonction digitale infirmière

responsable fonction infirmiere
Aude Le Rendu

Aude Le Rendu a rejoint le groupe Doctegestio à compter du 28 octobre dernier, en tant que responsable de la fonction digitale infirmière. Elle est en charge du développement des outils digitaux pour les infirmières, infirmières anesthésistes, infirmières de bloc et infirmières de coordination. Sa mission s’étendra de la conception du projet à son déploiement.

Après avoir obtenu un diplôme d’infirmière, elle a tout de suite voulu poursuivre ses études dans le domaine de la santé publique. En commençant par suivre un Master 1 d’Economie de la Santé à l’Université de Paris 7, Aude Le Rendu a ensuite poursuivi par un Master 2 à l’EHESP (Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique) pour se spécialiser dans le management des établissements de santé.

A la suite de ses études elle a choisi de commencer par faire du conseil chez ORATORIO, cabinet appartenant au groupe MNH et spécialisé dans le conseil aux établissements de santé.

Elle continue de travailler au sein du groupe MNH en rejoignant l’équipe de MNH Services à l’Enfance, start up spécialisée dans la gestion de crèches hospitalières en délégation de service public. Elle reste à ce poste pendant un an puis devient directrice adjointe des fonctions centrales avec pour missions principales la gestion des ressources humaines, la gestion budgétaire et le management des directeurs d’établissement.

Aujourd’hui, Aude Le Rendu revient vers le secteur de la santé en intégrant Doctegestio en tant que Responsable de la fonction digitale infirmière.

Participation du Groupe Doctegestio et de sa marque médico-sociale Amapa au Salon des Services à la Personne

Doctegestio salon sap 2019

Avec l’émergence de nouveaux modes de vie liés au vieillissement de la population et aux besoins croissants d’accompagnement des personnes actives et des familles, le secteur des services à la personne est en plein essor.

Le Salon des Services à la Personne est le rendez-vous incontournable de l’année réunissant les acteurs phares de la silver économie. Le salon sera divisé en 6 villages thématiques :

  • Emploi à domicile ;
  • Bien vivre sa retraite ;
  • Mieux Vivre chez soi ;
  • Aide aux aidants ;
  • Associations de services à la personne ;
  • Résidences autonomie.

Accueillant particuliers, structures, intervenants à domicile et demandeurs d’emploi, le salon permet à tous de découvrir ou redécouvrir le secteur des services à la personne et de l’emploi à domicile.

Amapa, marque médico-sociale du groupe Doctegestio, sera présente au Salon des Services à la Personne les 26 et 27 novembre prochains, à Paris – Porte de Versailles. Ce salon majeur dans le monde des services à la personne, représente une opportunité pour le Groupe, qui compte aujourd’hui 200 établissements médico-sociaux et sanitaires, de présenter l’ensemble des activités d’Amapa. 

Soucieux d’être toujours à la pointe de la technologie, Amapa exposera au grand public ses innovations en termes de produits, de services mais aussi en matière de recrutement. Lors de ce salon, Amapa tiendra également une conférence sur le thème Transformation digitale : quelles évolutions pour les métiers du médico-social ?

Les demandeurs d’emploi sont les bienvenus sur le stand pour prendre connaissance des nombreuses possibilités d’embauche. Les intervenants à domicile pourront également découvrir le large panel de formations proposées par Dgboost, l’organisme de formation du groupe Doctegestio.

Bernard Bensaid, Président de Doctegestio, et Robert Gary-Bobo, chercheur, présentent leurs travaux devant la CNSA

Doctegestio etude reglementation saad

Vendredi 25 octobre 2019 la CNSA, Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, invitait Bernard Bensaid, président du groupe Doctegestio, ingénieur polytechnicien, diplômé de l’École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique (ENSAE) et titulaire d’un Doctorat en sciences économiques et Robert Gary-Bobo, Professeur des Universités en sciences économiques, lui aussi à l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique (ENSAE) et chercheur au CREST.

Les deux chercheurs étaient invités à présenter leurs travaux et leurs propositions devant un très riche public de fonctionnaires et de chercheurs. Cette rencontre était organisée par la Caisse Nationale toujours soucieuse de développer le dialogue entre les acteurs de la recherche et ceux de l’action publique.

La réglementation optimale des services à domicile aux personnes âgées

Le groupe Doctegestio gère une importante activité d’aide à domicile pour les personnes en perte d’autonomie (seniors et personnes porteuses de handicap). Son président, Bernard Bensaid, soucieux de l’équilibre financier de son activité et tout autant de l’équilibre des finances publiques a voulu s’associer à Robert Gary-Bobo pour rechercher des solutions très concrètes permettant de réduire les dépenses liées à ces actions tout en élevant le niveau de qualité de la prestation et celui du bien-être au travail des salariés.

Leur dossier « La réglementation optimale des services à domicile aux personnes âgées » est une source de réflexions, de démonstrations et de propositions qui montrent qu’une organisation territoriale différente de ces services d’aide à la personne pourrait conduire à des économies substantielles de près de 300 millions d’euros.

Que montre l’étude ?

L’etude démontre que les services d’aide à la personne en mode dit prestataire ont une structure de monopole naturel territorial, en raison d’économies d’échelle et de densité. Les deux chercheurs en tirent la conclusion que le territoire de la France devrait être divisé en circonscriptions, qui seraient servies chacune par un seul service d’aide en monopole. Pour contrôler les effets potentiellement néfastes d’un tel monopole, les tarifs de celui-ci devraient être calculés et imposés par un régulateur central. De plus ils estiment que la qualité des prestations devrait être régulièrement inspectée. 

La nature particulière des coûts de déplacement du personnel, dans la mesure où ces derniers sont liés au territoire au moins autant qu’à la production du service, justifie qu’une subvention publique soit versée pour chaque kilomètre parcouru par les employés participant aux prestations. Les tarifs horaires du service devraient couvrir le coût des prestations à domicile, mais pas les frais de déplacement. 

Enfin, les circonscriptions territoriales devraient être attribuées par un procédé d’adjudication. Une enchère au second prix permettrait à des entreprises ou associations de concourir pour l’attribution de chaque circonscription, en offrant un loyer qui sera versé à la puissance publique, en contrepartie de l’octroi du monopole.

Ils démontrent que ces principes sont de nature à améliorer très sensiblement l’efficacité économique du secteur de l’aide aux personnes âgées dépendantes et que plusieurs centaines de millions d’euros gaspillés, chaque année, dans les dépenses de transport des divers services d’aide pourraient être économisés.

Dans d’autres domaines, cette proposition si elle était retenue, aurait un impact fort sur l’environnement puisque le nombre de kilomètres parcourus serait réduit et moins de gaz polluants seraient émis. Pour les personnels directement concernés le risque d’accidents du travail serait amoindri pour la même raison, et leur confort personnel augmenté par moins de fatigue.

Enfin, l’opérateur qui serait retenu pourrait devenir un acteur naturel pour la coordination de l’ensemble des actes réalisés à domicile des personnes fragiles.

Qui peut-être intéressé par cette étude ?

Outre le Ministère des Solidarités et de la Santé et le Ministère de l’Action et des Comptes publics, l’étude a été adressée à l’Assemblée des Départements de France, à la CNSA et à la DGCS. Elle a bien entendu été adressée à la Mission Grand âge et autonomie présidée par Dominique Libault et à Bertrand Fragonard président de la formation grand âge du Haut Conseil de la Famille, de l’enfance et de l’âge.

L’étude complète est directement accessible en téléchargement ici.

Le cahier de liaison du 21ème siècle

Doctegestio cahier de liaison Silvershow

Médaillé de bronze au Silver Show 2019 dans la catégorie “Meilleurs produits et services aux professionnels”, le cahier de liaison du 21ème siècle ambitionne d’apporter une solution numérique, intelligente, interactive et accessible à distance aux différents utilisateurs de cet outil. Interview de Christophe Lorieux, coordinateur des projets e-santé du groupe Doctegestio, qui nous explique comment le Cahier de Liaison va révolutionner la prise en charge domiciliaire des personnes fragiles.

Qu’est-ce qu’un cahier de liaison ?

La mission première du cahier de liaison est de coordonner l’action des intervenants à domicile, qu’ils soient professionnels de santé, d’aide à domicile mais aussi proches aidants ou famille, sans oublier l’usager lui-même. Rendu obligatoire par la réglementation (Article L 1110-4 du code de la santé publique), le cahier de liaison est l’outil central à partir duquel tous ces acteurs partagent le quotidien d’une personne dépendante aidée et/ou soignée à son domicile. Les financeurs et partenaires institutionnels sont également parties prenantes pour coordonner tous ensemble leurs actions est viser l’efficacité et la délivrance d’un service optimal et de qualité.

Lorieux Christophe
Christophe Lorieux

Pourquoi un outil digital ?

Si sa fonction d’agrégateur d’informations est précieuse pour la coordination, l’interactivité du cahier de liaison reste limitée car contrainte par sa forme qui est encore celle d’un document papier installé au domicile de l’usager. L’accès aux informations ne peut pas s’opérer en temps réel ou encore à distance pour adapter par exemple l’intervention d’un professionnel ou informer les proches d’une situation de dégradation de l’aidé.

La numérisation du cahier de liaison devient indispensable pour favoriser la connectivité entre tous les acteurs et faire entrer cet outil essentiel à la coordination dans le 21ème siècle. Le cahier de liaison, intègre cette dimension comme base essentielle de son fonctionnement. L’utilisation d’une tablette tactile installée au domicile de l’usager, de smartphones et d’ordinateurs disposant de logiciels interconnectés seront les supports numériques utilisés pour renseigner et consulter de façon simple et dynamique le cahier de liaison.

Comment les informations sont centralisées et sécurisées sur le cahier de liaison ?

Chaque année en France, 3 milliards de transmissions sont générées (notifications, rapports, alertes et demandes) et le temps de saisie et de transfert de ces informations est estimé à 40 000 ans/homme. On constate cependant que seuls 10 % des échanges s’opèrent via le cahier de liaison papier, le reste des données est échangé via messagerie professionnelle, téléphone, SMS, etc. entraînant parfois la perte d’informations essentielles et un risque important pour la sécurité et la confidentialité des éléments communiqués.

Avec le cahier de liaison on vise à utiliser un seul canal pour le transfert de l’ensemble des données renseignées par les professionnels intervenants, les aidants, l’usager et sa famille. Grâce à son hébergement HDS, à la gestion de droits et des profils créés pour chaque utilisateur permettant la traçabilité des connections et des interventions, la sécurité et l’accès aux données de l’usager est assurée.

Qui sont les utilisateurs du cahier de liaison ?

Chaque partie prenante du cahier de liaison (usager, professionnel, famille) dispose de son interface. Chacun peut ainsi tracer ou consulter facilement des informations ou consignes utiles au bien-être de la personne accompagnée.

Quelles sont les fonctionnalités du cahier de liaison ?

Il propose plusieurs fonctionnalités visant à dynamiser l’utilisation du cahier de liaison et améliorer la prise en soin d’une personne fragile. Il peut :

  • être consulté et complété au domicile de la personne accompagnée ou à distance,
  • être accessible à distance pour la famille, gestionnaire, responsable de secteur, tutelle, etc.
  • transmettre et recevoir des alertes en temps réel,
  • être interactif, réceptionner et envoyer des notifications.

Le cahier de liaison gère ainsi l’intégralité des transmissions entre tous les intervenants, le bénéficiaire et sa famille.

Quels sont les bénéfices pour les utilisateurs du cahier de liaison ?

Si l’utilisation du cahier de liaison apporte des bénéfices non négligeables à la prise en charge d’une personne fragile à son domicile et à sa famille (informations en temps réel, meilleure coordination et connaissance du planning des interventions, communication directe avec les intervenants, synthèse régulière des informations renseignées dans le cahier de liaison), les 6 000 structures d’aide à domicile françaises et leur personnel d’intervention sont également concernés. En plus de l’instantanéité de la communication des informations permettant une meilleure coordination des missions à réaliser, les services d’aide à domicile gagnent en temps administratif qu’ils peuvent réinvestir en temps d’accompagnement dédié à la personne aidée, mais aussi à l’écoute des équipes.

Pour les acteurs de la santé (SSIAD, 117 000 infirmières libérales, 106 000 médecins de ville, 3 000 établissements hospitaliers, les dispositifs médicaux et l’HAD), le cahier de liaison permet une visibilité de l’accompagnement global d’une personne permettant de prendre des mesures d’adaptation nécessaire : proposition ou rappel de RDV, annulation d’intervention suite à une hospitalisation, reconduction d’ordonnance, etc.

Pour les tutelles et les financeurs (CARSAT, Départements, ARS, CNSA), le carnet de liaison remplit une de leurs missions fondamentales qui est la coordination des acteurs sur un territoire. Le cahier de liaison est aussi un canal de communication direct avec le bénéficiaire permettant l’envoi de messages de prévention, de notifications de renouvellement de contrat, de questionnaire santé /autonomie …

Quel est le marché et quel est le mode de développement de ce cahier de liaison ?

En France, en 2019, on estime à 2,6 millions le nombre de personnes fragiles (4% de la population) accompagnées à leur domicile et à plus de 10 millions celui des aidants d’un proche dépendant. En 2040, ces chiffres seront multipliés par deux et atteindront 5 millions de bénéficiaires et 20 millions de proches. Le cahier de liaison s’adresse à ces utilisateurs et mise sur leur engouement pour cet outil qui va améliorer le quotidien de tous.

Plus le nombre d’usagers du cahier de liaison sera important, plus les professionnels seront incités à l’utiliser pour interagir avec leurs bénéficiaires et leur famille. Et plus le carnet de liaison fournira des informations de qualité et en temps réel, plus les bénéficiaires utilisant le cahier de liaison seront satisfaits et donneront envie à d’autres de l’utiliser.

Quels défis doit relever le cahier de liaison ?

Il s’agit d’un projet stratégique pour les opérateurs de la filière, SAAD, SSIAD, CCAS, téléassisteurs, etc. qui doivent tout mettre en œuvre pour que les données qui partent du domicile soient traitées dans le respect de la personne, avec l’objectif d’améliorer son bien-être.

Pour cette raison, ce projet a vocation à être porté par les opérateurs, téléassisteurs inclus, qui sont les garants du service rendu et du respect des données personnelles collectées. Ils doivent donc se concerter pour que le cahier de liaison soit un outil qui garantisse la pérennité de cette mission d’intérêt public.

Dans ce contexte, le cahier de liaison doit devenir un des piliers de la stratégie d’intégration du médico-social dans le plan Ma Santé 2022.

A terme, les éditeurs de logiciels de la filière devront ouvrir leurs données et inter-opérer avec le cahier de liaison.

Un spectacle pour vivre ensemble et changer le regard sur la vieillesse

Amapa spectacle intergenerationnel

Médaillé de bronze au Silver Show 2019 dans la catégorie “Meilleure initiative des professionnels du Grand Âge”, le spectacle intergénérationnel de la résidence Les Acacias d’Amapa, la marque médico-sociale du groupe Doctegestio, a fait sensation. Marie-Thérèse Bastien et Françoise Eynius, respectivement directrice et animatrice de l’Ehpad, nous parlent de cette belle initiative partagée.

Pourquoi ce spectacle ?

Le projet de monter un spectacle avec les résidents et les équipes était dans nos têtes depuis quelque temps déjà. Mais c’est réellement en 2018 que nous nous sommes lancés ce défi, motivés par le 10ème anniversaire de l’établissement, que nous souhaitions fêter de façon originale l’année suivante. L’occasion était trouvée, les équipes, résidents et familles parties prenantes, nous avons donc mis notre projet en route.

Pourquoi un spectacle intergénérationnel et multiculturel ?

Notre Résidence est un établissement pleinement ouvert sur la ville et à ses riverains. Il joue un rôle actif dans son environnement et, dans chacune de ses actions, inclut ses seniors résidents dans la société. La conception de notre spectacle intégrait donc dès le départ cette dimension d’ouverture. Notre ouverture générationnelle a associé les résidents et les collaborateurs de l’Ehpad aux enfants de la crèche, de l’école primaire et du lycée du bâtiment de notre ville de Montigny-lès-Metz. Tous les acteurs de ces différentes structures ont été de suite intéressés par notre spectacle qui est très vite devenu un projet partagé. Notre ouverture a également été culturelle par la participation d’élèves allophones nouvellement arrivés en France. Nous avons alors intitulé notre spectacle Melting pot !

Marie-Thérèse Bastien et Françoise Eynius

Les quatre saisons, un thème symbolique ?

Pour réunir tous ces participants motivés, nous avons cherché un thème fédérateur. Celui des quatre saisons nous est très vite apparu comme idéal puisqu’il correspondait aussi aux quatre temps de la vie. Les bébés de la crèche et les enfants de l’école primaire incarnaient le printemps, l’été était représenté par les lycéens et les jeunes allophones, les salariés ont virevolté telles des feuilles d’automne et nos résidents ont clôturé le spectacle sous leurs bonnets blancs hivernaux. Toute une symbolique autour du parcours de la vie et du socle nécessaire pour avancer en créant du lien avec les autres.

Comment le spectacle a t-il été préparé ?

Pendant une année entière, tous les participants ont ensemble fabriqués les décors, les costumes, choisis les textes à lire et les musiques, conçus les chorégraphies et les mises en scène. Les uns et les autres apportaient leurs idées et leurs compétences dans un esprit de vivre ensemble simple et sincère où chacun avait sa place. De très riches échanges et des moments de partage chargés en émotion ont été le ciment de cette cohésion au-delà des âges et des cultures.

Ce spectacle a t-il permis de changer le regard de la société sur la vieillesse et le travail en Ehpad ?

La société actuelle est fortement imprégnée des valeurs associées à la jeunesse. Face à ce jeunisme, la vieillesse reste encore associée à l’image d’une étape décadente de la vie, voire d’inutilité. Notre spectacle, et surtout les temps d’échanges consacrés à sa préparation, ont permis à toutes les générations associées, de changer leur regard sur la place et le rôle des seniors dans la société. Une image positive de la vieillesse a pu être montrée.

En outre, dans un contexte d’Ehpad bashing induisant un travail dévalorisé au sein de nos établissements et donc des difficultés de recrutement de personnel, notre initiative montre concrètement à la fois que nous prenons soin des résidents qui nous sont confiés et que nos équipes pratiquent plus qu’un métier mais un véritable rôle d’accompagnateur de vie.

Y aura t-il des suites données à ce spectacle ?

Oui, les liens tissés au cours de ce spectacle vont perdurer. Une chorale intergénérationnelle est entrain de se constituer avec comme objectif l’enregistrement de plusieurs chansons. La co-écriture d’un livre retraçant toutes les expériences de vies est également prévue.

Un dernier mot ?

Je finirai par une citation de Victor Hugo “L’un des privilèges de l’âge, c’est d’avoir, outre son âge, tous les âges”.